Sensibilisation & prévention
Insectes indésirables et chaleur estivale deux enjeux différents, une même réponse : des protections sur mesure.
Les insectes à connaître
Quatre profils très différents, mais un point commun : ils entrent chez vous par les mêmes ouvertures. Bien les identifier permet d'adopter les bons réflexes — dont la pose d'une moustiquaire, une barrière physique simple et sans impact sur l'environnement.
Le moustique tigre (Aedes albopictus), reconnaissable à ses rayures noires et blanches, pique surtout en journée et constitue le principal vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya et le zika ; il est aujourd'hui implanté dans la quasi-totalité des départements de France métropolitaine. Le moustique commun, lui, pond ses œufs dans la moindre eau stagnante — coupelles, gouttières, arrosoirs — où les larves se transforment en quelques jours en moustiques adultes. Vider régulièrement ces petits réservoirs d'eau reste le geste le plus efficace pour limiter leur prolifération.
Originaire d'Asie, la punaise diabolique (Halyomorpha halys) a envahi l'Europe depuis 2004 et la France depuis 2012, colonisant aujourd'hui plus de la moitié des départements métropolitains. Elle envahit les habitations par centaines, voire par milliers, à l'approche de l'hiver, et dégage une odeur désagréable et persistante, en particulier lorsqu'elle se sent menacée ou qu'on l'écrase. Sans danger pour l'humain, son véritable impact se joue surtout dans les jardins et l'agriculture, où elle s'attaque à plus de 120 espèces de plantes.
Guêpes communes, frelons européens et frelon asiatique — cette dernière espèce, invasive et introduite accidentellement en France au début des années 2000, est aujourd'hui répandue sur la quasi-totalité du territoire — partagent un point commun : leurs piqûres peuvent être douloureuses et provoquer de fortes réactions allergiques chez les personnes sensibles. Le frelon asiatique est en outre un grand prédateur d'abeilles domestiques, ce qui fragilise les colonies et, par ricochet, la pollinisation des cultures et des jardins environnants.
Moins spectaculaires mais tout aussi indésirables, elles se posent indifféremment sur les déchets et sur la nourriture, transportant bactéries et micro-organismes. Une simple moustiquaire aux fenêtres et portes limite considérablement leur intrusion, sans recourir à des produits chimiques.
Une menace sous-estimée
Contrairement aux idées reçues, le moustique ne tue pas par sa force ou ses attaques, mais par les maladies qu'il transmet. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, il provoque plus d'un million de décès humains par an, se plaçant devant l'humain lui-même et devant le serpent, relégué en troisième position. Cela s'explique par le grand nombre de maladies qu'il peut transmettre : le moustique tigre (Aedes albopictus), par exemple, est porteur du chikungunya, de la dengue ou encore du zika.
« Le moustique n'est pas dangereux en lui-même […] il le devient à partir du moment où il va absorber un virus, une bactérie ou un parasite. » Anna-Bella Failloux, entomologiste médicale, professeure à l'Institut Pasteur
Le virus absorbé lors d'une piqûre se retrouve dans l'estomac du moustique, infecte ses organes puis ses glandes salivaires ; il est ensuite transmis à la prochaine victime via la salive, lors du repas de sang suivant. Le moustique ne peut en revanche pas transmettre le virus du sida (VIH).
Ce qu'ils transmettent en France
Le moustique tigre est arrivé pour la première fois en Europe en 1979, en Albanie, avant de s'implanter en France métropolitaine à partir de 2004 — porté par les échanges commerciaux internationaux. Il est aujourd'hui présent dans plus de 28 pays européens et surveillé de près par les autorités sanitaires françaises. Depuis 2023, la France connaît des taux records de cas importés de dengue : selon Santé publique France, 1 679 cas ont été recensés entre le 1ᵉʳ janvier et le 19 avril 2024, contre 131 sur la même période en 2023 — plus de 60 % de ces cas provenant des Antilles françaises, où une épidémie est en cours depuis mi-2023. Chaque année, de mai à novembre, la surveillance est renforcée dans les départements où le moustique tigre est implanté — la meilleure protection restant d'empêcher les piqûres, chez vous comme à l'extérieur.
Avant de vouloir les éliminer
En 2003, la biologiste Olivia Judson proposait, dans une tribune du New York Times, l'extinction volontaire d'une trentaine d'espèces de moustiques — une mesure qui, selon elle, sauverait un million de vies tout en ne réduisant la diversité génétique de ces insectes que de 1 %. Mais comme la plupart des espèces vivantes, les moustiques s'inscrivent dans un réseau trophique : supprimer un maillon de la chaîne alimentaire peut créer un déséquilibre dont on ne maîtrise pas les conséquences.
« Lorsque l'on enlève quelque chose, on ne sait pas ce qui va le remplacer. » Anna-Bella Failloux, entomologiste médicale, Institut Pasteur
Une protection responsable
Les insecticides chimiques (sprays, diffuseurs, pièges toxiques) ne font pas de distinction entre les nuisibles et les insectes utiles. Abeilles, papillons, coccinelles et autres pollinisateurs en subissent aussi les conséquences, alors qu'ils jouent un rôle essentiel dans l'équilibre de nos jardins et de nos cultures.
La moustiquaire agit, elle, comme une barrière purement physique : elle empêche les insectes d'entrer sans jamais les tuer ni polluer l'air intérieur. C'est aujourd'hui l'une des solutions de protection les plus efficaces et les plus respectueuses de l'environnement.
Un envahisseur qui s'invite chez vous
Longue de 12 à 17 mm, brun-grisâtre marbré, la punaise diabolique (Halyomorpha halys) se reconnaît à ses deux marques blanches sur les antennes et à l'absence d'épine sous l'abdomen — deux critères qui la distinguent de la punaise nébuleuse, son inoffensive cousine européenne. Classée polyphage, elle s'attaque à plus de 170 espèces végétales en perforant les tissus pour aspirer la sève, provoquant décolorations, déformations et avortement des bourgeons floraux. L'impact économique est déjà tangible en France : en 2024, la coopérative Unicoque a déploré une perte de près de 50 % de sa production de noisettes à cause de cet insecte, tandis que pommes, poires, kiwis, pêches et vigne sont également ciblés.
Confort thermique
En été, une grande partie de la chaleur qui s'accumule dans une pièce provient du rayonnement solaire traversant les fenêtres. Un store bien choisi et bien positionné change fondamentalement la donne.
Ce qu'en dit un expert
Jean-Marc Jancovici est un ingénieur diplômé de l'École polytechnique et de Télécom Paris, spécialiste des questions énergie-climat. Cofondateur du cabinet de conseil Carbone 4 et président-fondateur du think tank The Shift Project, il est également l'auteur de la méthode « Bilan Carbone », référence française de comptabilité carbone pour les entreprises. Ses interventions sur les enjeux climatiques et énergétiques font aujourd'hui autorité en France.
Extérieur ou intérieur : pas le même effet
Un store posé à l'extérieur intercepte le rayonnement solaire avant qu'il ne traverse le vitrage. Un store ou un rideau posé à l'intérieur agit après coup : la chaleur a déjà traversé la vitre et s'est diffusée dans la pièce, en grande partie retenue par le vitrage lui-même (effet de serre). C'est pourquoi les protections extérieures — stores banne, brise-soleil, volets — sont considérées comme nettement plus efficaces contre la surchauffe estivale que les solutions intérieures.
Réglementation & recommandations
La réglementation environnementale RE2020, qui encadre la construction neuve en France, intègre un indicateur de confort d'été (le degré-heure d'inconfort) pour limiter la surchauffe des bâtiments sans recourir systématiquement à la climatisation. L'ADEME (Agence de la transition écologique) recommande les protections solaires extérieures comme l'une des solutions passives les plus efficaces pour réduire les besoins de rafraîchissement.
Concrètement
Au-delà du confort immédiat, un store adapté agit sur plusieurs plans.
Une pièce protégée du soleil direct voit sa température ressentie nettement réduite, sans aucune consommation électrique.
Moins besoin de climatisation ou de ventilateurs, donc une facture d'électricité allégée pendant les périodes de forte chaleur.
Les rayons UV abîment meubles, parquets et textiles au fil du temps ; un store limite cette exposition et préserve votre intérieur.
Moins d'éblouissement sur les écrans et les postes de travail, tout en conservant de la luminosité naturelle dans la pièce.